Jusque dans les bistrots !

Le groupe « sensibilisation/mobilisation » du groupe d’audit liégeois ne s’est pas arrêté à la réalisation d’autocollants. Il a poussé le vice jusqu’à réaliser des sous-bocks aux messages sans équivoques. Si avec ça il y en a encore pour nous dire qu’il faut rembourser les dettes publiques en fermant les yeux ! Voir aussi sur leur page facebook: https://www.facebook.com/auditcitoyendeladette

chomageCe simple graphique montre ce qui représente réellement un gouffre financier pour la collectivité en Belgique : un cinquième des dépenses de l’État est dédié aux comptes en banques des créanciers de la dette publique. Cela représente plus ou moins 45 milliards d’euros par an (13 milliards d’intérêts et 32 milliards de capital arrivé à échéance ou de rachats anticipés). Les 3 % des dépenses totales allant aux allocations de chômage représentent, elles, 7 milliards d’euros… Malgré tout, une des premières mesures « d’assainissement » des comptes que le gouvernement Belge a mis en place a été d’attaquer les chômeurs (et non le chômage), tout cela pour récupérer la bagatelle de 250 millions d’euros maximum. Pour plus d’information, lire l’article de l’ACiDe Liège « Les chômeurs saignent l’État ou l’État saigne les chômeurs… ? ».
Sources: Banque nationale de Belgique, CADTM, Dites33!, ONSS

sauvetage-GreceDepuis 2009 les peuples européens entendent dire de leurs médias dominants et de leurs classes politiques que nous, les contribuables, payons pour les grecs. Il n’y a rien de plus faux. Non seulement les banques privées internationales et les pays du centre (Allemagne, France, entre autres) ont joué un rôle central dans l’endettement du pays (voir à ce sujet le film Debtocracy), mais en plus l’écrasante majorité de l’argent prêté à la Grèce (contre des cures d’austérité sauvages) va directement dans les coffres de ces mêmes banques. Un rapport d’ATTAC Autriche montre très clairement que sur les soit-disant « Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance« .

crise-2007Nous vivons au-dessus de nos moyens va-t-on nous dire pour mieux nous faire accepter de payer la dette publique à grands coups d’austérité. Qu’en est-il? Les dépenses en rapport au PIB sont restées stables depuis les années 1990 (plus ou moins 45% du PIB). La dette, elle, a diminué de 138% en 1993 à 84% au moment de la crise. Depuis celle-ci a atteint près de 100% du PIB (elle a en fait augmenté de plus de 100 milliards d’euros en quelques années!). A qui la faute?…
Sources: Banque nationale de Belgique, Agence de la Dette

2 réflexions sur « Jusque dans les bistrots ! »

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