Ils nous mènent en bateau – le jeu !

Élections communales 2018 – « Ils nous mènent en bateau » (13)

Toute cette histoire vaut bien un jeu !

Voici un plateau téléchargeable près à jouer, pour revivre entre amis le parcours semé d’embûches d’ACiDe à Verviers.
Aidez-vous des 12 fiches « Ils nous mènent en bateau » publiées sur ce site pour connaitre le détail des cases 🙂

Téléchargez le plateau de jeu

LCD: « 15 choses à savoir sur la dette de Liège – La suite ! » avec ACiDe Liège

Suite à la dernière rencontre (à succès !) de juin qui avait permis de faire le point sur les causes et les conséquences de l’endettement en Cité ardente, beaucoup de personnes avaient réclamé une deuxième soirée, centrée sur les alternatives au payement aveugle de la dette de la Ville.

Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque…), ce lundi 8 octobre à 19h, les militant·e·s du groupe d’audit citoyen de la dette à Liège vous reviennent avec leurs propositions concrètes.

À quelques jours seulement du scrutin communal (le dimanche 14 octobre), ce sera une bonne occasion d’entendre les alternatives et les revendications d’ACiDe Liège en matière de dette liégeoise et de contrôle citoyen des finances communales mais également de connaître les positions des différents partis face à ces demandes.

Un petit rappel sur les points abordés lors de la première soirée sera fait pour celles et ceux qui n’y étaient pas.

Vous pouvez également (ré)écouter le podcast de la première soirée.

D’ici là, on vous invite à (re)découvrir la brochure « 15 choses que vous devriez savoir sur la dette de Liège » sur laquelle seront basées les discussions :

A lundi !

Pour ce nouvel Lundi Contre la Dette, rendez-vous ce lundi 8 octobre à 19h, à l’Aquilone (Boulevard Saucy, 25 – Liège)

Sur facebook: https://www.facebook.com/events/271913300100702

Quelques chiffres clés sur la dette en Belgique

Cet article de Jérémie Cravatte a été publié dans le trimestriel n°93 (avril-juin 2018) d’ATTAC-Liège

La dette privée est beaucoup plus élevée (85% de la dette totale) que la dette publique (15%). La dette publique s’élève aujourd’hui à ≃ 465 milliards d’euros, soit ≃ 103 % du PIB. En valeur relative au PIB, c’est la 5e plus importante d’Europe et la 14e au niveau mondial.

92 % du stock de la dette publique totale est à long terme, le reste est à court terme (moins d’un an). Plus de 80% de la dette se présente sous forme d’obligations émises sur les marchés (le reste sous forme de crédits et un tout petit peu sous forme de dépôts). 100% de la dette est aujourd’hui libellée en euros.

La dette fédérale représente 85% de la dette publique totale (la dette communale 5%). L’encours actuel des fameux Bons d’État, destinés aux particuliers, s’élève à ≃ 500 millions d’euros.

Le maximum historique de la dette publique (en valeur réelle) a été atteint en 1993 (près de 140% selon les données « modernes »).

45% de la dette publique est détenue par des investisseurs résidents (c’était 75% il y a vingt ans). Dans son écrasante majorité, elle est détenue par des institutions financières.

Elle coûte en moyenne 42 milliards d’euros par an (dont un peu plus de 10 milliards en intérêts). Nous avons remboursé avec des impôts plus de 550 milliards d’euros d’intérêts depuis 1980.

Or la fraude fiscale représente plus ou moins 30 milliards d’euros par an.

L’impôt sur les sociétés est officiellement de 33,99%, mais dans les faits (l’impôt effectif) il est en moyenne de 12% (et de 1% pour les 50 plus grandes entreprises en termes de bénéfices) – soit un manque à gagner (optimisation fiscale, pas fraude fiscale ici) de plus ou moins 20 milliards d’euros par an.

L’évasion fiscale (qui peut être, selon les cas, de la fraude ou de l’optimisation) s’élève à plus de 200 milliards d’euros par an.

Le budget de l’Etat s’élève à plus ou moins 200 milliards par an (sans compter les emprunts).

Le déficit budgétaire tourne autour de 3% du PIB (soit plus de 10 milliards d’euros) ces dernières années (soit le montant des intérêts).

Les sauvetages bancaires ont coûté 40 milliards d’euros (33 milliards sans les intérêts) entre 2008 et 2012. Ils ont depuis ramené plus ou moins 30 milliards.

Plus d’1/3 de la sécurité sociale est aujourd’hui financé par l’Etat (via l’impôt) qui a organisé son désinvestissement (via la diminution des cotisations sociales).

La dette des ménages (attention, seulement sous forme de crédits – hypothécaires à 80%) s’élève à 266 milliards d’euros.

Le patrimoine financier des ménages est de plus ou moins 1.300 milliards d’euros (leur patrimoine immobilier est estimé plus ou moins au même montant. Mais rappelons que le 1% le plus riche en détiendrait 20%, les 10% les plus riches 50%, les 20% les plus riches 65%, etc. (contre 0,2% pour les 20% les moins riches).

L’épargne présente sur les comptes s’élève à plus ou moins 250 milliards d’euros. Mais rappelons qu’1/3 de la population n’a pas d’épargne.

Plus ou moins 70% de la population majeure est endettée, et 4% en défaut de paiement. Les défauts de paiement des ménages concernent en majorité des petites sommes (la moyenne étant de 3.500 euros). Le montant de l’ensemble des arriérés (sur les crédits, de nouveau) est de 3 milliards d’euros.

50% des personnes avec emploi gagnent moins que le salaire moyen (qui est de 1.900 euros nets).

Les 20% les plus nantis concentreraient plus ou moins 52% de l’ensemble des revenus, alors que les 20% les plus pauvres n’en totaliseraient que plus ou moins 4%.

Le taux de pauvreté est de 16% (21% selon les critères européens plus larges).

Il y a 4,5 millions de personnes employées en Belgique (sur une population totale de 11,3 millions et une population « en âge d’être employée » de 7,3 millions). Seulement 3,6 millions d’entre elles ont un emploi permanent.

Le taux de chômage officiel est de 8%.

1 million de personnes « employées » (soit près de 25% du total) le sont à temps partiel. 84% sont des femmes et on considère que plus de 90% de l’ensemble le sont de manière involontaire.

Plus de ¾ du PIB belge est constitué du secteur tertiaire (services), un cinquième du secteur secondaire (industrie) et très peu du secteur primaire (matières premières).

La part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est passée de 67 % en 1980 à 57 % aujourd’hui.

Il y a 90 banques en Belgique, dont les bilans cumulés s’élèvent à plus de 1.000 milliards d’euros (sans prendre en compte le hors-bilan). Les 4 plus grosses (BNP Paribas, ING, KBC et Belfius) concentrent plus de 2/3 du marché. Depuis qu’elles ont été sauvées par l’argent public, elles ont détruit 15% de l’emploi et fermé 25% des agences. Leur ROE est de 10% et elles redistribuent 50% de leurs bénéfices en dividendes.

Les créances belges sur d’autres pays s’élèvent à moins de 5 milliards et, surtout, elles ne représentent que quelques dizaines de millions d’euros de « rentrées » (odieuses) par an.

L’aide publique au développement s’élève à 0,5% du Revenu national brut (soit moins de 2 milliards d’euros) et profite principalement à la Belgique.

Les investissements publics ont chuté de moitié en 25 ans. Les investissements communaux représentent 40% de l’ensemble de ces investissements publics (pour 5% de la dette publique).

Toutes les illustrations sont de Pierre Gottiniaux

Toutes les sources des chiffres sont disponibles sur demande

LCD : « 15 choses que vous devriez savoir sur la dette de Liège » avec ACiDe

Savez-vous que :

  • Le paiement de la dette constitue la première dépense de la Ville
  • Non, les liégeoises et liégeois n’ont pas vécu au-dessus de leurs moyens
  • Le « problème » des pensions publiques est devenu un alibi pour imposer à la Ville la poursuite des politiques d’austérité
  • Liège est sous tutelle du CRAC
  • Il est possible de comprendre la gestion financière de notre Ville, mais ce n’est pas une sinécure !

5 choses parmi les 15 que vous devriez savoir sur la dette de Liège.

Le groupe Audit citoyen de Liège (ACiDe Liège) a été créé en 2013, avec pour objectif, d’analyser de manière critique la gestion financière de la ville et plus particulièrement les conséquences de l’endettement.

Après trois années de recherches et d’analyses, nous avons réalisé cette brochure qui a été distribuée aux conseillers communaux et au public lors du conseil communal du 30 avril dernier.
Cette brochure se veut un outil d’information et de sensibilisation à destination des citoyens et des citoyennes, parce que la dette publique est l’affaire de tous, parce que c’est nous qui la payons.

Nos recherches nous ont amenés très vite à nous intéresser au CRAC (Centre Régional d’Aide aux Communes). Celui-ci prend effectivement en charge une partie du remboursement de la dette mais en contrepartie il exige toujours plus de rigueur budgétaire. Comme au niveau fédéral, la dette sert de prétexte pour nous imposer des politiques d’austérité.

75% des communes wallonnes sont en déficit et dans la plupart des cas elles sont dans l’obligation de réduire leurs dépenses, avec des conséquences très concrètes pour les citoyens et les citoyennes : réductions de personnel, réductions des investissements, réductions des aides accordées aux associations, privatisations, ventes du patrimoine…

Pour en savoir plus venez au LCD (Lundi contre la dette) du 11 juin prochain à 19h, à l’Aquilone, Boulevard Saucy, 25 à Liège.

Fbk : https://www.facebook.com/events/162167941295927/

Verviers : un cycle de 4 soirées sur la dette

Présence et Action Culturelle et les Equipes Populaires de Verviers vous proposent un cycle de 4 soirées afin de mieux cerner les enjeux liés à la question de la dette et l’austérité.

« Les pouvoirs publics sont étranglés : les dettes obligent les gouvernements à imposer des politiques d’austérité. La finance est toute puissante et les services publics disparaissent.

Et pourtant, il existe des alternatives ! »

à vos agendas :

29 septembre 2017, 20h : Spectacle DETTE SYSTEME

Plus d’infos sur le spectacle sur le site du Théâtre Croquemitaine
Maison des Jeunes Les Récollets de Verviers
Enclos des Récollets, 100
4800 Verviers

23 octobre 2017, 20h : Courte histoire de la dette, du Sud au Nord

Conférence-débat avec Jérémie Cravatte du CADTM
Qu’est-ce qu’une dette odieuse, illégitime ?
Quelles conséquences pour la population ?
Maison pour l’égalité des chances
Centre Femmes
44, Rue de Hodimont
4800 Verviers

21 novembre 2017, 20h

Conférence-débat avec Olivier Bonfond, auteur du livre IL FAUT TUER TINA
Notre dette publique se justifie-t-elle ?
Quelles alternatives à l’austérité ?
Présence Action Culturelle
7, Rue Crapaurue
4800 Verviers

5 décembre 2017, 20h : Comment agir ici et maintenant

Conférence-débat avec des membres du collectif d’audit citoyen de la dette de Verviers et de la plateforme Belfius est à nous

Présence Action Culturelle
7, Rue Crapaurue
4800 Verviers

Conférence-débat sur l’austérité 14-04 (La Louvière)

Bien implanté à La Louvière, ACiDe Centre se compose d’une quinzaine de membres issus de plusieurs associations et de citoyens. Depuis plus de deux ans, ils et elles travaillent ensemble afin de conscientiser la population au problème de la dette et de son effet néfaste sur le portefeuille de tout un chacun.

Aujourd’hui, le comité ACiDe Centre vous invite à sa conférence-débat autour de l’austérité !

Venez discuter des alternatives existantes avec le Secrétaire fédéral FGTB, Jean-François Tamellini ; l’économiste Olivier Bonfond et le Secrétaire fédéral de la CSC Mons-la Louvière, Jean-Marc Urbain.

 

Animation : le budget publique 11/02 (Verviers)

150207 ACiDe-Lg Mont Rigi

jeudi 11 février à 17h30
23/3 Pont aux Lions, 4e étage (salle TVD) à 4800 Verviers

On nous renvoie sans cesse le fait qu’on a vécu au-dessus de nos moyens, que l’État a trop dépensé, et qu’il va falloir toutes et tous faire des efforts, qu’il n’y a pas d’alternative à cela…

Pour y voir plus clair dans tout cela nous vous proposons de nous pencher sur ce fameux budget d’État qui est en difficulté.

Comment fonctionne le budget de l’état?
Combien l’État dépense-t-il ?
Et d’ailleurs d’où viennent les sous ?
Ses caisses sont-elles vides ?
Qu’est-ce que cette « crise » dont on parle tant ?
Qui est touché ?
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Pourquoi nos gouvernements prennent-ils des « mesures d’austérité » ?
Est-ce notre faute, ne fut-ce que partiellement ?

Cette animation est une adaptation, par le groupe ACiDe Liège, d’un des outils présents dans la Mallette « Austérité et dette : les femmes s’en mêlent » développée par Vie Féminine et le CADTM.

Durée de l’animation : ± 1h30

Pour en savoir plus sur l’Outil budget, rendez-vous sur le lien: http://www.auditcitoyen.be/acide-liege-au-mont-rigi/

Contact: Jean-Louis PETERS, jean-louis.peters[at]cepag.be 087/63.96.52

À qui profite la dette (publique) ?

Avec Grégory Dolcimascolo (professeur de langues anciennes) et Jacques Gaspers (préfet des études à l’AR Charlemagne), tous deux membres de l’Audit Citoyen de la Dette Publique (section de Liège).

Dans le cadre du cycle QUELLE EUROPE POUR DEMAIN ?

Une organisation commune d’ATTAC Liège et du CC Leonardo da Vinci.

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/165…

Page facebook d’ACiDe Liège : https://www.facebook.com/auditcitoy…