Formation SUDESTAN

Nous diffusons cette information d’une des organisations membres d’ACiDe.
L’outil a été augmenté d’une 4e partie (2008 –> aujourd’hui) avec la dette au Nord et l’audit citoyen de la dette en Belgique.

Formation SUDESTAN
Devenir le ministre d’un pays imaginaire…
L’idée est attirante, mais vous verrez que ce n’est pas chose facile !
Qu’allez-vous pouvoir faire pour assurer la stabilité de votre pays ?

Créé par le SCI-Projets Internationaux, le Sudestan est un jeu dans lequel vous décidez de mesures à prendre pour votre pays dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du social, des industries, de l’agriculture. En fonction du contexte géopolitique et historique de 1945 à nos jours, vous devez composer avec l’emprunt, la dette, le FMI, la Banque Mondiale, les pressions internationales, les lois du marché, les crises, les plans d’ajustement structurel ou d’austérité…

Par cette mise en situation, le Sudestan permet de comprendre les mécanismes de dépendances entre Nord et Sud, la (dé)colonisation et ses conséquences ainsi que la dette des pays du Sud, l’interdépendance entre différents secteurs d’activités (économique, social, environnemental…) et les difficultés liées à la gestion d’un pays et d’une démocratie.

Pour qui ?
Cette journée s’adresse aux formateurs, animateurs, enseignants, étudiants… qui désirent se former à un outil interactif pour sensibiliser son public aux thématiques liées aux relations Nord-Sud.

En pratique
Mercredi 26 novembre 2014 de 9h à 17h
Mundo-N, rue Nanon 98, 5000 Namur
Prix : Gratuit
Boîte de jeu : 35€

En savoir plus : Article sur le Sudestan

Infos et inscription chez Nancy: nancy[at]scibelgium.be
Télécharger le talon d’inscription

« Austérité et dette, les femmes s’en mêlent »

Un outil d’un autre genre

Qu’est-ce que cette « crise » dont on parle tant ? Pourquoi nos gouvernements prennent-ils, à cause de cette crise, des « mesures d’austérité » ? Que signifient réellement ces nouvelles règles ? Qui est touché ? Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Et nous, femmes, en tant que citoyennes et résidentes en Belgique, avons-nous une responsabilité dans cette affaire ? Les caisses de l’Etat sont-elles vides ? Est-ce notre faute, ne fut-ce que partiellement ?

La mallette d’animation « Austérité et dette, les femmes s’en mêlent » est donc un outil d’alphabétisation économique que Vie Féminine a construit, avec l’aide du CADTM, pour comprendre et réfléchir de manière critique et collective sur les mesures d’austérité en application, s’approprier des notions d’économie, comprendre pour mieux agir. C’est aussi une opportunité pour s’interroger et discuter sur le « Que faire ? » et comment se mettre en marche, ensemble.

Cette mallette comprend 5 modules (« Austérité », « Austérité et Femmes », « Dette », « Institutions Européennes » et « Alternatives »), chacun composé de plusieurs outils et supports pédagogiques, totalisant un potentiel de 50 heures d’animations…

Pour la fiche de présentation de l’outil, suivre ce lien

Formation aux outils et supports pédagogiques sur la dette

Vous êtes militant-e et vous avez envie de tenter l’aventure de l’animation sur la dette ?

Vous êtes déjà animateur-animatrice et vous avez envie de découvrir de nouveaux outils pédagogiques spécifiques sur la dette ?

Vous ne voulez pas vous lancer seul-e et vous souhaitez rencontrer des personnes avec qui proposer des animations sur la dette près de chez vous ?

Vous êtes plein-e d’inspiration et souhaitez inventer de nouveaux outils pédagogiques sur la dette au sein d’un groupe actif ?

Vous n’avez pas spécialement envie de proposer des animations sur la dette mais vous aimeriez déjà bien comprendre quelque chose à cette thématique ?

Rejoignez nous pour un week-end de formations aux outils et supports pédagogiques du CADTM pour expliquer le système dette !

AU PROGRAMME :

SAMEDI 14 JUIN (au choix !)
Matin : la dette au Sud
□ La ligne du temps
□ Le jeu de la ficelle

Après-Midi : la dette au Nord
□ Puzzle des Subprimes
□ Que se passe-t-il dans nos banques ?

■ Le KIKAFEKOI de la dette au Nord

Le soir : on s’détend en ville !

DIMANCHE 15 JUIN
Matin : appropriation des animations
■ Vous choisissez un outil que vous voulez approfondir (parmi ceux vus la veille)

Après-Midi : alternatives (au choix)
□ A vos alternatives !
□ Questions qui piquent

(Et c’est tout !
Et c’est déjà pas mal !)

LE LIEU :

A Liège, rue Belvaux 189 – Grivegnée. Bus 29-33, arrêt Maison Communale.

TARIFS :

35 € (repas et hébergement le samedi soir compris) – 20 € sans l’hébergement.
Parce qu’on est gentils et qu’on ne veut pas que vous vous endettiez pour venir, nous vous proposons des tarifs différenciés. Si vous n’avez pas trop de moyens, si vous êtes travailleur sans emploi, étudiant-e, ou pas assez payé… C’est moins cher : 20 € et 10 €.
Et comme on est très gentils, on vous prépare un dossier avec les guides pédagogiques des animations, des vidéos, des documents… Pensez à amener vos clés USB ! Nous on se charge du reste, et on vous promet que le samedi soir on ne parlera pas de dette ! (sauf si vous insistez…)

POUR S’INSCRIRE :

Vous trouverez ci-dessous une fiche d’inscription. Vous l’imprimez, la complétez et vous nous la renvoyez à l’avenue de l’observatoire 345, 4000 Liège, OU vous recopiez toutes les informations nécessaires dans un mail que vous envoyez à Jérémie : jeremie@cadtm.org.
Merci d’effectuer le paiement par virement sur le compte du CADTM n° 001-2318343-22 / IBAN : BE06 0012 3183 4322, sans oublier la mention WEEK-END OUTILS PEDAS, ainsi que vos noms et prénoms.
Pour toute question, information, contactez Jérémie : jeremie@cadtm.org / 04 79 71 02 00.

Au plaisir de vous y retrouver !

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Brochure d’ACiDe

(la brochure en néerlandais se trouve en bas de l’article – the brochure in het Nederlands onderaan die artikel)

En 2013, vous avez manifesté votre intérêt pour la campagne « A qui profite la dette ? », dont le dessin animé a été vu plus de 250.000 fois.

Vous avez même signé l’appel pour un audit de la dette publique belge.

Cet appel soutenait les organisateurs de la campagne dans leur volonté de mettre sur pied une «enquête approfondie, transparente et contrôlée démocratiquement, permettant de faire la lumière sur l’endettement de la Belgique et de distinguer la part que la population doit réellement rembourser.»

Depuis, du chemin a été parcouru…

Dans la foulée de notre assemblée fondatrice du 19 février 2013, 9 comités locaux ont vu le jour. Un travail de fourmis s’en est suivi sur le terrain : recherche d’informations, épluchage des données, analyses, documents de sensibilisation, interpellation de certains mandataires et de certaines autorités…

Rien ne coule de source. L’opacité est bien réelle. Mais on persévère et on obtient des réponses.

Nous avons considérablement élargi le nombre de partenaires. Nous étions 3 organisations au début, nous sommes aujourd’hui une trentaine à porter les mêmes revendications.

Une plateforme, appelée ACiDe (audit citoyen de la dette) a été créé et a son propre site internet: www.auditcitoyen.be.

Cette plateforme a rédigé un mémorandum à l’attention des partis politiques, en vue des élections du 25 mai 2014. Ce mémorandum contenant les premiers constats et propositions d’alternatives d’ACiDe, nous avons décidé d’en faire une brochure à diffuser largement : voir la brochure.

Et enfin, nous avons mis au point un guide pratique de l’audit de la dette qui vise à faciliter les démarches de tout citoyen ou collectif qui déciderait de s’attaquer au problème : voir le guide.

Les plans d’austérité, les efforts budgétaires successifs n’en sont qu’à leur début. Pourtant, les pays du Sud et, en Europe, la Grèce, sont des preuves accablantes de leur inefficacité.

Le sujet de la dette publique est brûlant et nous sommes convaincus que la conscientisation citoyenne est le meilleur moyen de faire bouger les lignes politiques.

Forts de votre soutien et de notre dynamique grandissante, nous continuons le travail d’éducation populaire et d’action.

N’hésitez pas à prendre contact avec la plateforme ACiDe : acide@auditcitoyen.be

Les contacts des comités locaux figurent sur le site et dans la brochure.

Auditement votre,
L’ACiDe.

Télécharger la  brochure en français.

Download de brochure in het Nederlands.

Le collectif ACiDe pousse les Liégeois et Liégeoises au questionnement : à qui profite la dette ?

Version pdf: CP ACiDe Liege

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
27 février 2014

Il y a un an, tandis que nos dirigeants s’évertuaient à nous expliquer que nous n’avions pas d’autres choix que de réformer les pensions et de sanctionner les chômeurs pour éponger notre dette, un collectif d’organisations et de citoyens belges décidait d’interroger les fondements de cette dette.

D’où vient-elle ? Pourquoi nous sommes-nous endettés ? Auprès de qui ? Les prêts contractés ont-ils servi l’intérêt de la majorité de la population ? En somme, à qui profite la dette ? Le 19 février 2013, la plateforme ACiDe (Audit Citoyen de la Dette en Belgique) était créée et décidait de s’attaquer à toutes ces questions, tout en s’engageant à diffuser au plus grand nombre les éléments de réponse qu’elle pourrait apporter.

Après un an de recherches, le chantier est déjà bien entamé. Des premiers éléments permettent de tordre le cou à une série d’idées largement répandues : non, la majorité des citoyens belges n’ont pas vécu au-dessus de leurs moyens (au contraire, les dépenses publiques au PIB sont restées stables ces 40 dernières années). Oui, une série de choix politiques ont amené la Belgique à s’endetter davantage (taux d’intérêts usuriers, fiscalité favorable aux plus riches, sauvetages bancaires scandaleux, etc.), et ces politiques doivent être interrogées !

Fort de ces premiers éléments et chiffres découverts, le groupe local liégeois de l’ACiDe a créé une série de supports visuels pour inviter les Liégeois-e-s à s’interroger sur ces enjeux cruciaux. Sous la  forme d’autocollants et de sous-verres, ces outils seront diffusés dans de nombreux bars, asbl et lieux culturels de la Cité ardente dans les semaines à venir. Il est également possible de les retrouver sur le site Internet de l’ACiDe www.auditcitoyen.net ainsi que sur la page facebook du groupe ACiDe Liège : https://www.facebook.com/auditcitoyendeladette

Au-delà de cette campagne de sensibilisation sur la dette fédérale belge, ACiDe Liège a bien conscience que la question de l’endettement sera cruciale dans les prochains mois, et particulièrement une fois la campagne électorale terminée, à tous les échelons de pouvoir. Les tensions liées au vote du budget 2014 dans de nombreuses communes ainsi que les cris d’alarme poussés par certains CPAS prouvent bien que les conséquences des mesures d’austérité sont en train de redescendre au plus proche de nous. C’est pourquoi le groupe liégeois a décidé d’étudier de plus près les comptes de la Ville de Liège.

Dès le début, un premier constat a pu être dressé par les membres du groupe: l’accès à l’information n’est pas aisé et celle-ci, quand elle est disponible, est difficile à déchiffrer pour de simples citoyens. Doit-on en conclure que le contrôle du budget de la Ville n’est réservé qu’à une série d’experts? NON ! Utilisons notre droit à l’information inscrit dans le code de la démocratie locale de la Région wallonne auquel les communes ont souscrit.

L’analyse a d’ailleurs débuté et nous a déjà permis de faire plusieurs constats importants, dont celui-ci : le service de la dette (paiement des intérêts et du capital) est la première dépense de notre Ville ! (environ 15% des dépenses totales). Comme on le voit dans le graphique ci-joint, cette dépense est bien supérieure aux dépenses pour l’enseignement ou l’aide sociale (et 3 fois plus que les services de pompiers…).

depenses_liege02Rq : Les montants des postes repris ci-dessus correspondent à ceux des comptes 2011, hors service de la dette, section dépenses ordinaires. Les autres dépenses sont disponibles dans le budget 2013 de la Ville. Il apparaît que la comptabilité officielle communale se soucie peu de la dette en tant que telle. En effet, celle-ci est fondue dans les différents postes de dépenses (la première colonne est en fait la somme de toutes les dépenses des différents postes qui vont à la dette).

Bien décidés à ne pas avaler toute crue la pilule amère de l’austérité qui nous est imposée et persuadés que la meilleure façon de faire payer les vrais responsables de cette crise financière et économique est d’annuler la dette illégitime et de reprendre le contrôle sur la gestion de nos comptes publics, nous invitons les Liégeois-e-s intéressé-e-s à nous rejoindre dans la dynamique !

Nous avons l’intention d’interpeller prochainement le Directeur Financier à propos de plusieurs questions que nous nous posons et lui demander de nous aider à clarifier certains points.

Personne de contact et informations pratiques pour participer à la dynamique : emilie@cadtm.org

Jusque dans les bistrots !

Le groupe « sensibilisation/mobilisation » du groupe d’audit liégeois ne s’est pas arrêté à la réalisation d’autocollants. Il a poussé le vice jusqu’à réaliser des sous-bocks aux messages sans équivoques. Si avec ça il y en a encore pour nous dire qu’il faut rembourser les dettes publiques en fermant les yeux ! Voir aussi sur leur page facebook: https://www.facebook.com/auditcitoyendeladette

chomageCe simple graphique montre ce qui représente réellement un gouffre financier pour la collectivité en Belgique : un cinquième des dépenses de l’État est dédié aux comptes en banques des créanciers de la dette publique. Cela représente plus ou moins 45 milliards d’euros par an (13 milliards d’intérêts et 32 milliards de capital arrivé à échéance ou de rachats anticipés). Les 3 % des dépenses totales allant aux allocations de chômage représentent, elles, 7 milliards d’euros… Malgré tout, une des premières mesures « d’assainissement » des comptes que le gouvernement Belge a mis en place a été d’attaquer les chômeurs (et non le chômage), tout cela pour récupérer la bagatelle de 250 millions d’euros maximum. Pour plus d’information, lire l’article de l’ACiDe Liège « Les chômeurs saignent l’État ou l’État saigne les chômeurs… ? ».
Sources: Banque nationale de Belgique, CADTM, Dites33!, ONSS

sauvetage-GreceDepuis 2009 les peuples européens entendent dire de leurs médias dominants et de leurs classes politiques que nous, les contribuables, payons pour les grecs. Il n’y a rien de plus faux. Non seulement les banques privées internationales et les pays du centre (Allemagne, France, entre autres) ont joué un rôle central dans l’endettement du pays (voir à ce sujet le film Debtocracy), mais en plus l’écrasante majorité de l’argent prêté à la Grèce (contre des cures d’austérité sauvages) va directement dans les coffres de ces mêmes banques. Un rapport d’ATTAC Autriche montre très clairement que sur les soit-disant « Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance« .

crise-2007Nous vivons au-dessus de nos moyens va-t-on nous dire pour mieux nous faire accepter de payer la dette publique à grands coups d’austérité. Qu’en est-il? Les dépenses en rapport au PIB sont restées stables depuis les années 1990 (plus ou moins 45% du PIB). La dette, elle, a diminué de 138% en 1993 à 84% au moment de la crise. Depuis celle-ci a atteint près de 100% du PIB (elle a en fait augmenté de plus de 100 milliards d’euros en quelques années!). A qui la faute?…
Sources: Banque nationale de Belgique, Agence de la Dette

Affichage du quizz sur la dette

En s’inspirant du Quizz de la campagne « à qui profite la dette? », l’audit citoyen de Verviers a créé 10 affiches Info/Intox sur la dette Belge.

La campagne de diffusion s’est déclinée en deux axes:
1. L’affichage en entreprises. Campagne de 10 semaines, une affiche par semaine
2. Mailing à destination des associations verviétoises. Campagne de 10 semaines, une affiche par semaine

Projets:
1. Décliner les affiches, ou une partie d’entre elles, en intégrant la dimension de la dette communale (Verviers).
2. Décliner les questions/réponses en jeu « Qui veut perdre des millions ? »

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a_qui_profite_la_dette_affiche_3 a_qui_profite_la_dette_affiche_4 a_qui_profite_la_dette_affiche_5 a_qui_profite_la_dette_affiche_6 a_qui_profite_la_dette_affiche_7 a_qui_profite_la_dette_affiche_8 a_qui_profite_la_dette_affiche_9 a_qui_profite_la_dette_affiche_10

Des stickers pour sensibiliser à la dette

Le groupe « Sensibilisation/Mobilisation » du groupe d’audit citoyen de Liège a réalisé cette série de 4 stickers pour sensibiliser la population à la question de la dette. Voir aussi sur leur page facebook: https://www.facebook.com/auditcitoyendeladette

salve-1-stickers-audit-1-1En Belgique, les dix plus grandes fortunes belges ont vu leur patrimoine cumulé passer de 6 milliards d’euros en 2000 à 37,5 milliards en 2011… En 2012, les 20 % les plus riches de la population détenaient 60 % du patrimoine nationale (alors que les 20 % les plus pauvres s’en partageaient 0,20 %…). Le nombre de millionnaires a d’ailleurs augmenté sur notre territoire (et dans le monde) depuis la crise. Un rapport d’Oxfam dénonce que les seules personnes à bénéficier de l’austérité sont les 10 % les plus riches de la population européenne qui ont vu leur fortune s’accroître. Tout le monde participera à l’effort budgétaire ils disaient… ?
Sources: Banque nationale de Belgique, PTB, Oxfam

salve-1-stickers-audit-1-2Alors qu’elles sont les premières responsables de la crise financière et économique que nous sommes en train de vivre, les institutions bancaires belges ont été sauvées par l’État à prix fort (Dexia, Fortis, KBC,…). Ces sauvetages ont coûté près de 35 milliards d’euros, soit 1/10e de la dette publique ! Au-delà du fait que nous aurions pu sauver l’épargne des citoyens et le système financier d’une autre manière, Didier Reynders (Ministre des Finances de l’époque) a toujours prétendu que cela constituait un investissement pour la population et que l’État allait y gagner. En réalité, les banques n’ont remboursé que la moitié de ce montant et il oublie de dire que l’État paie des intérêts pour avoir du emprunter (aux banques) ces 35 milliards qu’il n’avait pas. Enfin, nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux sauvetages bancaires puisque rien n’a changé dans le fonctionnement des banques depuis 2008… Cette dette a-t-elle bien profité à la population qui la rembourse chaque jour à coup d’austérité ? Pour plus d’information, lire l’article « Dettes illégitimes en Belgique: les sauvetages bancaires ».
Source: CADTM

salve-1-stickers-audit-1-3En ces temps de rigueur budgétaire (appelée moins sobrement « austérité »), si le gouvernement racle les fonds de tiroirs, étudie à la loupe et coupe de nombreux postes budgétaires (chômage, pensions, santé…), il est une dépense qui n’est jamais remise en question ni débattue : le paiement de la dette ! Et pourtant il s’agit de la plus grosse dépense de l’État… n’y aurait-il pas des économies à réaliser dans ce secteur ?

salve-1-stickers-audit-1-4Depuis 30 ans l’impôt sur les sociétés ne fait que diminuer. Il est passé de 48 % dans les années 1980 à 33,99 % aujourd’hui (et le taux réel était lui de 12,5 % en moyenne en 2010!). La même année, les 1000 entreprises qui ont déclaré le plus de bénéfices ont payé un taux moyen de 5,75 %… Tous ces impôts non-payés représentent une perte annuelle pour le budget de l’État de plus ou moins 20 milliards d’euros. Nous pourrions également parler du non-impôt sur les grosses fortunes et de l’évasion fiscale en générale, qui constituent tout autant de pertes pour l’État qu’il compense en empruntant sur les marchés. Alors, État endetté : trop de dépenses ou pas assez de recettes ?
Sources: CADTM, PTB, Dites33!